FrancoFolies de Montréal: ambiance de fou pour Tryo

MONTRÉAL – La foule des grands jours, immense et compacte, était réunie sur la place des Festivals, jeudi soir, pour faire la fête avec le groupe français Tryo, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal.

Les quatre gars (Guizmo, Christophe Mali, Manu Eveno et Daniel Bravo) ont pris le temps de saluer la foule qui s’étirait jusqu’à la rue Sainte-Catherine, avant de lancer les premières notes de la pièce «Ce que l’on sème», suivie de «Yakamonéyé».

Tryo chante l’utopie d’un monde meilleur, d’une société plus ouverte et plus écologique, avec un sourire dans la voix et du soleil dans la musique. Leur pari est que le message peut aussi passer en s’amusant et en faisant la fête, et ils semblent avoir raison à en constater l’enthousiasme du public.

«Contre tous les populistes qui peuplent le monde, on a besoin de toi, Montréal», a lancé Christophe, avant de débuter «Souffler», une chanson récente qui raconte leur désillusion face à la politique.

L’avantage quand on fête ses 22 ans d’existence, c’est d’avoir un large répertoire qui permet d’aller piocher des chansons dans toutes les époques et dans tous ses albums. Tryo a gratifié les spectateurs d’un panel étonnant de titres issus des dernières décennies.

Le quatuor a poursuivi avec sa magnifique chanson «Watson», tirée de son dernier album, «Vent debout», sorti en octobre dernier. Elle a été écrite en hommage à Paul Watson, le fondateur de l’organisation Sea Shepherd. Les considérations écologiques et environnementales sont toujours omniprésentes dans le groupe.

Ils ont ensuite enchaîné avec le grand succès «L’hymne de nos campagnes», que le public a volontiers repris en choeur.

«Au Québec, vous avez de la chance. Vous avez les femmes les plus belles et les plus fantastiques», a lancé Guizmo en introduction de la chanson «Serre-moi».

La soirée a ensuite connu un tournant lorsque le groupe s’est lancé dans «Greenwashing», le public s’est mis à danser et le party était pogné.

Christophe Mali a ensuite pris les demandes spéciales du public, interprétant notamment des extraits de «La main verte», «Apocalypticodramatic». Le groupe a même pris le pari de faire monter une personne du public, pris au hasard, pour jouer et chanter «Pas pareil», en s’accompagnant à la guitare avec eux. Un baptême du feu impressionnant pour le jeune Nadim, qui a mérité une ovation de la foule.

«La main verte», «Sortez-les» et «Rassurer Finkielkraut» ont suivi, avant de terminer avec «Désolé pour hier soir». Parce qu’ils ne pouvaient pas terminer la soirée de cette façon, Tryo est finalement revenu pour un rappel, avec notamment «Petit prince» et «Pompafrik».

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